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Le port du casque



3.1.1 Le port du casque

-  le casque de moto : obligatoire et essentiel

-  Qui doit porter un casque protecteur ?

-  Comment porter le casque protecteur ?

-  Quel casque porter ?

-  Les différents types de casques

-  Qu’est ce qu’un casque homologué ?

-  Bicyclette ou vélo

-  Conducteurs de deux roues, petits rappels utiles

-  Les règles d’or du motard

-  Les sanctions

- LE CASQUE DE MOTO : OBLIGATOIRE ET ESSENTIEL

L’article 64 du code de la route polynésien oblige tout motocycliste ou cyclomotoriste à porter un casque protecteur, conforme aux normes de fabrication en vigueur.

En 2008, le nombre d’accidentés en deux roues sur nos routes était de 140 (12 tués et 155 blessés), représentant 64% des véhicules impliqués dans les accidents de la route. Le nombre de conducteurs deux roues tués en France, en 2008, était de 1 316 soit 30% du nombre de tués (4 443) sur la route.

Le port d’un casque protecteur conforme aux normes et correctement attaché peut réduire la gravité des blessures à la tête et même éviter la mort en cas d’accident.

Il est efficace pour prévenir les blessures à la tête qui nécessitent souvent de longs traitements et peuvent laisser des séquelles permanentes.
Selon les études réalisées sur le sujet, un conducteur deux roues qui porte un casque encourt un risque trois fois moins élevé de souffrir d’une blessure à la tête que celui qui n’en porte pas. De plus, le port du casque réduirait de 37 % le risque de décès à la suite d’un accident de moto.

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- QUI DOIT PORTER UN CASQUE PROTECTEUR ?

Le conducteur :
-  d’une motocyclette ;
-  d’une motocyclette légère ;
-  d’un quadricycle ou tricycle à moteur ;
-  d’un cyclomoteur ;
-  d’un véhicule hors route tel qu’un véhicule tout-terrain (quad), une motocyclette hors route (moto-cross, enduro, etc.).
Le passager :
-  d’une motocyclette ou d’une caisse adjacente, nacelle latérale ou « side-car » ;
-  d’une motocyclette légère ;
-  d’un quadricycle ou tricycle à moteur ;
-  d’un cyclomoteur ;
-  d’un véhicule hors route tel qu’un véhicule tout-terrain (quad), une motocyclette hors route (moto-cross, enduro, etc.).

Toutefois, pour une motocyclette réceptionnée en étant équipée de ceintures de sécurité homologuées conformément à l’article 198 du code de la route polynésien, tout conducteur et tout passager doivent, en circulation, porter la ceinture de sécurité. Ils peuvent cependant s’exonérer de cette obligation en portant un casque homologué.

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- COMMENT PORTER LE CASQUE PROTECTEUR ?

Le casque protecteur que vous portez doit toujours être correctement ajusté et solidement attaché par une jugulaire (courroie ou sangle qui passe sous le menton).
Pour un bon ajustement, le dessus de votre tête doit toucher le rembourrage supérieur du casque.
Le casque ne doit pas glisser vers l’avant ni vers l’arrière lorsque vous bougez la tête et que la jugulaire est attachée.
Le casque ne doit pas présenter de modification ou de détérioration de sa structure externe ou interne. Si votre casque a subi un choc, sa coquille ou son rembourrage peuvent avoir été endommagés même si cela ne se voit pas.
Dans ce cas, il est recommandé de le remplacer.
Il est aussi recommandé de choisir un casque protecteur de couleur voyante.
À noter qu’un matériau réfléchissant peut être apposé sur les côtés et à l’arrière du casque. Toutefois, avant d’apposer ce type de matériau, consultez le manuel du fabricant pour en vérifier la compatibilité et les zones de collage.

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- LES DIFFÉRENTS TYPES DE CASQUES :

- L’intégral

- Le semi intégral

- Le modulable(assimilé jet)

- Le Jet

- Pour le cross

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- QUEL CASQUE PORTER ?

Le choix d’un casque est une chose trop sérieuse pour en laisser l’initiative à quiconque, ce doit être un choix personnel et réfléchi.

Contrairement à ce qui a été affirmé pendant longtemps et qui n’a jamais été démenti tant par les fabricants que par les vendeurs de casques, la durée de vie d’un casque n’est pas aussi limitée.
Si la lumière abîmait les casques de première génération le problème est maintenant résolu depuis plus de 10 ans par l’usage de vernis spéciaux.
Seul l’état des garnitures intérieures doit vous guider dans votre décision de changer de casque, une raison supplémentaire lors de l’achat de choisir un casque à intérieur démontable. De même la chute du casque d’une faible hauteur ne nécessite pas comme le prétendent certains son remplacement automatique.
Ainsi, un casque se change normalement tous les 5 ans.

Deux conseils essentiels :

-  n’achetez jamais un casque d’occasion, vous ne connaissez pas la vie qu’il a eu ;
-  vérifiez toujours à l’achat qu’il porte bien l’étiquette cousue sur le système de rétention du casque attestant de son homologation et de ce fait qu’il est conforme aux normes.
Vous devez porter le casque approprié au véhicule que vous utilisez. Porter un casque non conforme pourrait ne pas vous offrir une protection adéquate.
De plus, si votre casque n’est pas muni d’une visière, il est conseillé de porter des lunettes protectrices. La visière ou les lunettes protectrices protègent vos yeux de la poussière, des insectes et des petits cailloux qui peuvent vous faire perdre le contrôle de votre véhicule. Notez que dans tous les cas, une visière offre une protection supplémentaire. En plus de protéger vos yeux, elle protège tout le visage. C’est pourquoi elle est particulièrement recommandée pour la moto.
Pour être sécuritaires, la visière ou les lunettes protectrices doivent être :
-  propres et entretenues régulièrement avec un produit non abrasif ;
-  à l’épreuve de l’éclatement ;
-  conçues de façon à ne pas limiter votre champ de vision ;
modelées pour bien s’adapter au casque ou dans le cas où vous portez des lunettes, au contour de vos yeux ;
Finalement, la visière doit être solidement fixée au casque et vous permettre de porter des lunettes correctrices,
À la demande d’un agent des forces de l’ordre, vous devez lui permettre d’examiner votre casque protecteur.
Notez que le commerçant est obligé de vendre des casques conformes aux normes de fabrication en vigueur.

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- QU’EST CE QU’UN CASQUE HOMOLOGUÉ ?

L’homologation détermine que le produit manufacturé correspond à des normes de fabrication et de sécurité en vigueur. Dès lors, le produit mis à disposition du public doit clairement faire apparaître que ce dernier est homologué.

En matière de casques pour cyclomotoristes et motocyclistes, une étiquette est cousue sur la jugulaire du casque. Elle ne doit pas être collée.
Deux types d’étiquettes attestent de cette homologation :
-  Etiquette verte sur laquelle est imprimée la norme NF (NF S 72.305)
ou
-  Etiquette (généralement blanche) sur laquelle est imprimée la norme européenne (E + numéro indiquant le pays de fabrication) en conformité avec la nouvelle réglementation européenne (le Règlement n°22, Amendement 04, ou Amendement 05). Cette marque d’homologation est signalée par un cercle à l’intérieur duquel se trouve la lettre E, suivie du numéro distinctif du pays qui a accordé l’homologation, et du numéro d’homologation.
Le chiffre après le E indique l’origine du pays d’homologation. (1 pour l’Allemagne, 2 pour la France, 3 pour l’Italie, 4 pour les Pays-Bas, 5 pour la Suède, 6 pour la Belgique, 7 pour la Hongrie, 8 pour la Tchécoslovaquie, 9 pour l’Espagne, 10 pour la Yougoslavie, 12 pour l’Autriche, 13 pour le Luxembourg, 14 pour la Suisse, 16 pour la Norvège, 17 pour la Finlande, 18 pour le Danemark…).
Sur la deuxième ligne on trouve une série de chiffres commençant par 04 (norme 22-04) ou 05 (norme 22-05).
Ce symbole doit être aussi apposé sur l’écran du casque.
Quant à la dernière série de chiffres, elle désigne le numéro de série de production.
Sont apparues avec le règlement 22-05, des lettres (J, P ou NP) qui indiquent la prise en compte des tests supplémentaires par rapport à la norme 22-04.

Ce sont :

-  Un test d’impact sur le menton ;
-  Un test sur les éléments qui peuvent s’accrocher en cas de dérapage ;
-  La lettre J précise qu’il s’agit d’un casque jet (sans mentonnière) ;
-  La lettre P précise que ce casque assure la protection minimale de la mâchoire ;
-  Les lettres NP rappellent que la mentonnière n’a pas répondu au test d’impact sur le menton et donc que la protection maxillaire n’est pas intégrale.

Toutefois, rien n’indique le niveau de protection atteint. On ne sait pas, à la seule lecture de l’étiquette, à quel niveau de protection le casques se situe (minimale ou optimale).
Ces valeurs n’étant pas communiquées par les fabricants, il est fort conseillé de se procurer des revues spécialisées afin de consulter leurs bancs d’essai de casques.

Par exemple, l’étiquette de ce casque indique qu’il a été testé et homologué par un laboratoire espagnol et qu’il répond à la norme 22.05 et les lettres NP rappellent que la mentonnière n’a pas répondu au test d’impact sur le menton et donc que la protection maxillaire n’est pas intégrale.
En résumé, les casques portant les normes NF verte, ou Européenne (E numéro indiquant le pays) sur étiquette blanche sont autorisés à la vente en Polynésie française.
En cas d’accident, non seulement un casque non homologué ne vous protégera pas, mais l’assurance pourra refuser de vous indemniser.

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- BICYCLETTE OU VÉLO

Les blessures à la tête sont la cause d’environ 80% des décès chez les cyclistes. Même si ce n’est encore qu’une mesure préventive, portez un casque.
Rappelez-vous qu’en cas de chute, votre tête est exposée aux blessures sévères plus que toute autre partie de votre corps.
Il est important de bien ajuster votre casque pour qu’il soit efficace : il doit être ni trop grand ni trop petit, les courroies avant et arrière doivent se rejoindre et la mentonnière ne doit pas être trop serrée.
Il est conseillé aux cyclistes de porter un casque protecteur pour vélo, formé d’une coquille rigide, rembourré à l’intérieur et muni d’une jugulaire, le tout à la norme européenne EN 1078.

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- CONDUCTEURS DE DEUX ROUES, PETITS RAPPELS UTILES :

Conduire un deux roues
La conduite d’un deux roues est d’autant plus risquée que l’absence de carrosserie rend son conducteur plus vulnérable.
De plus il est parfois difficile d’apercevoir une motocyclette qui vous dépasse ou lorsque vous vous présentez dans une intersection.
Certains risques peuvent toutefois être évités. Le conducteur de deux roues doit :
- acquérir les habiletés nécessaires à la maîtrise de son véhicule ;
- adopter un comportement sécuritaire dans ses déplacements.
De même, les autres usagers de la route doivent tenir compte des deux roues et partager la route avec eux.
La « moto » ou le « cyclo » qu’on ne connaît pas
Pensez-y bien avant de prendre la route avec une nouvelle moto ou cyclo ou de l’emprunter à un ami !
En effet, selon des études, 25 % des motocyclistes impliqués dans un accident mortel étaient propriétaires de la moto depuis moins de trois mois, alors que 17 % n’en étaient pas propriétaires.
Il est donc recommandé de se familiariser de façon graduelle avec un deux roues, qu’il soit à vous ou que vous l’ayez emprunté.
Vous conduisez une moto pour la première fois ou vous n’avez pas conduit de moto depuis longtemps ? Redoublez de prudence !

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- LES RÈGLES D’OR DU MOTARD

-  « Visible tu seras … » être visible en portant des vêtements de couleur vive ou munis de bandes réfléchissantes.
-  « Toujours en alerte tu seras… » aux intersections par exemple, l’automobiliste qui tourne à gauche ou qui traverse l’intersection n’a peut-être pas vu ta moto.
-  « Le code de la route tu respecteras… » par exemple respecter les limites de vitesse ;
-  « L’exemple tu montreras… » en n’effectuant pas de dépassements successifs en zigzag.
La cohabitation entre les voitures et les deux roues peut être harmonieuse si chacun adopte un comportement citoyen et sécuritaire dans ses déplacements.
La route, ça se partage !

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- LES SANCTIONS

L’article 331-2 du code de la route polynésien prévoit que le défaut de port de casques est puni d’une amende de 4ième classe, soit 16 100 F CFP, majoré à 44 700 F CFP si l’amende n’est pas payée sous un mois.

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